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Pourquoi la Ville n’achètera pas le golf La Belle

Le 20 novembre 2020

À la suite des démarches d’un groupe de citoyens demandant à la Ville de protéger le golf La Belle, la Ville a entrepris une analyse rigoureuse de différentes options pour en assurer la sauvegarde. Au terme de ce processus, la Ville en arrive à la conclusion qu’aucune solution ne permettrait de préserver la pratique du golf à un prix abordable tout en respectant la capacité de payer des citoyens.

Loi sur le patrimoine culturel

L’une des options étudiées consistait à demander la citation du terrain de golf La Belle en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Or, bien que cette démarche permettrait effectivement de préserver le bâtiment et le site, rien ne garantit que le propriétaire y maintienne la pratique du golf. En effet, la Ville n’a aucun pouvoir pour forcer le propriétaire à opérer un golf. Dans cette éventualité, la Ville, la population et les amateurs de golf ne tireraient aucun avantage d’une citation patrimoniale.

Quant à demander que le golf soit identifié comme patrimoine immatériel, cette option n’offre aucune protection pour le site ou le bâtiment.

Achat par la Ville

Selon les informations à sa disposition, la Ville estime qu’il en coûterait environ 12 M$ pour acquérir le golf et procéder à sa mise aux normes, sans compter les coûts d’opération et la nécessité de procéder à des investissements annuels récurrents. Or, bien que l’année 2020 soit considérée comme exceptionnelle pour le golf en raison de la pandémie, de nombreux golfs à travers le Québec ont affiché des bénéfices nuls ou des déficits au cours des dernières années en raison de la baisse constante du bassin de golfeurs.

Dans un contexte où de nombreux résidents et commerçants souffrent de la conjoncture économique liée à la pandémie, il est difficile de justifier un tel investissement susceptible d’impacter à long terme le compte de taxes des contribuables. De surcroît, la Ville se trouverait ainsi à faire concurrence à ses propres citoyens corporatifs qui opèrent des terrains de golf à Mont-Tremblant, et ce, dans un marché déjà en baisse.

La Ville a par ailleurs déjà déterminé ses investissements en matière d’infrastructures sportives pour les prochaines années. 8,5 M$ seront ainsi investis au cours des prochaines années afin de doter le Centre collégial de Mont-Tremblant, actuellement en construction, d’un gymnase qui servira tant aux étudiants qu’à la population tremblantoise.

«Nous avons fait nos devoirs. Malheureusement, aucune des deux options sur la table n’était viable. D’une part, la protection via la Loi sur le patrimoine culturel n’offrait aucune garantie que les gens puissent continuer à jouer au golf sur ce terrain. D’autre part, un investissement de 12 M$ avec des pertes récurrentes à prévoir est un prix que je refuse de faire porter sur les épaules des citoyens et des commerçants de Mont-Tremblant», a déclaré le maire Luc Brisebois.

«Le conseil et moi-même sommes d’avis qu’il vaut mieux faire preuve de prévoyance: les mois et les années qui s’en viennent ne seront pas faciles pour notre économie et pour notre monde, poursuit-il. Nous avons fait le choix difficile de ne pas acheter le golf pour nous permettre d’avoir les coudées franches lorsque viendra le temps de mettre en place des programmes d’aide ciblés pour soutenir la relance et pour réaliser des investissements structurants pour notre communauté. Bien que je sois tout à fait conscient que cette décision peut en insatisfaire certains, notre rôle comme élus est de prendre la meilleure décision pour le plus grand nombre tout en respectant la capacité de payer des citoyens et c’est ce que nous faisons aujourd’hui.»

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